SUD Ville de Reims dans la presse

Rencontre avec le directeur général des services de la Ville et de Reims Métropole L'homme de l'ombre n'a pas la langue de bois

Publié le samedi 09 octobre 2010 à 11H00

Olivier Nys pilote, pour la Ville et l'agglo de Reims, un navire de 2 900 salariés.

Olivier Nys pilote, pour la Ville et l'agglo de Reims, un navire de 2 900 salariés.

 

IL a été embauché début 2010 par la maire Adeline Hazan, présidente de Reims Métropole, pour remplacer Vincent Potier, nommé directeur général du Centre national de la fonction publique territoriale, qui avait eu la lourde tâche de réorganiser les services de la Ville et de la communauté d'agglomération. Olivier Nys, 44 ans, consultant puis contrôleur de gestion de collectivités avant d'occuper durant huit ans les fonctions de directeur général des services à la mairie de Lyon, pilote la gestion de la Ville. Il est aussi le super DRH d'un immense navire qui compte 2 000 salariés à la Ville et 900 à Reims Métropole. À l'occasion de la réception d'un courriel du syndicat Sud très revendicatif, il a bien voulu répondre à nos questions.

 


Vous avez créé une instance de dialogue social à la mairie. Le syndicat Sud Ville de Reims-Reims Métropole-CCAS et la Caisse des écoles regrettent que la maire n'y siège pas et que certains sujets ne figurent pas à l'ordre du jour.
 

OLIVIER NYS : « C'est à la maire de répondre, mais je pense que sa place n'est pas là. C'est une instance de travail technique sur des dossiers de relations humaines. Les élus, Jean-Claude Laval pour la Ville et Joëlle Macquart pour Reims Métropole sont là et la président. Je souligne que la maire reçoit toutes les organisations syndicales deux fois par an en tête à tête pour aborder même des choses plus confidentielles. »
 

Sud est très inquiet pour les finances de la Ville en raison de l'évolution à la baisse des dotations d'État qui seront gelées en 2011. Le manque à gagner serait de 900 000 € par an, une somme qui permettrait d'augmenter de 50 € tout de suite les agents de la catégorie C.
 

« Il faut rappeler que la municipalité précédente a augmenté la dette de 50 % et qu'il nous faut absolument la stabiliser. C'est vrai, le gel des dotations au montant de l'inflation va nous faire perdre 900 000 € sur les 60 millions. Sachez qu'on intègre d'ores et déjà cette réalité dans nos prospectives. »

 

Et pour la taxe professionnelle, quelle sera l'incidence de la réforme ?
 

« Il est difficile d'inscrire une recette car on ne sait pas quelle sera l'incidence de l'application de la nouvelle fiscalité économique. Cela dépend du nombre de salariés qu'ont sur notre territoire des entreprises comme Arcelor, par exemple, qui a plusieurs unités réparties un peu partout en France. On a anticipé sur une augmentation de 1,5 % de recettes tout en regrettant que la nouvelle formule fasse perdre une dynamique économique. Il y a aussi la question de la perte de recette de stationnement de 740 000 € suite à la perte de 574 places en raison de la réalisation du tram. Il va falloir le digérer, car c'est une notion qui n'avait pas été prise en compte il y a quatre ans. »

 

Le syndicat vous demande comment vous allez faire pour investir 320 M€ alors que la capacité financière de la Ville n'est que de 200 M€
 

« Je ne sais pas où ils sont allés chercher ce chiffre de 320 M€. Si on compte jusqu'en 2014, c'est 300 M€. La maire l'a dit, la Ville n'investira que 50 à 60 M€ par an. Il nous faut arriver à stabiliser la dette. Ensuite, seulement après avoir fait un plan des actifs à vendre et après l'avoir réalisé, on pourra augmenter le volume des emprunts. »
 

Le tram va être mis en service dans quelques mois et on n'entend pas parler de nouveau plan de circulation.

« Le nouveau plan de circulation et de stationnement ne sera mis en place qu'en 2012. Après concertation. Il renforcera les modes doux : la piétonnisation au centre-ville et le stationnement de surface seront revus car on a des quartiers en périphérie du centre qui se plaignent des voitures ventouses. En fait, pour faire un plan efficace, il faut d'abord connaître quels seront les flux réels de circulation après la mise en service du tram. »

Et que devient la partie urbaine de l'autoroute après l'ouverture du contournement le 23 novembre ?


« La vitesse va être réduite sur la partie urbaine de l'A4 avec trois tronçons : l'un à 110, l'autre à 90 et le troisième à 70. »


Propos recueillis par Alain MOYAT

 

Harcèlement moral : « Oui à un observatoire social »

Publié le samedi 09 octobre 2010 à 11H00

 

Selon le syndicat Sud ville de Reims, il y a un vrai malaise du personnel. Il y aurait un fossé entre le personnel et l'employeur. Ce serait le résultat d'une étude universitaire menée sur une période de près de sept mois sur la Ville de Reims qui souligne : « qu'à ce jour, le harcèlement moral et la souffrance au travail ne semblent pas être traités en interne » ; « qu'il y a un vide », « que la souffrance au travail n'est pas prise en compte ». Qu'avez-vous à répondre ?

Olivier Nys : « Je ne suis pas au courant de cette étude. Je sais par contre qu'il y a une étude qui a été menée sur la lutte contre les discriminations et l'égalité homme-femme au sein de nos collectivités territoriales et que les organisations syndicales ont été satisfaites du travail mené en ce qui concerne l'information, les formations et l'accueil des agents qui subissent des discriminations.

Pour le reste, je ne vais pas dire qu'après la réorganisation des services tout va bien. La maire est d'accord pour créer un observatoire social pour mesurer chaque année, par le biais de questionnaires et d'entretiens, l'ambiance sociale, le stress au travail, les irritants du travail, les conditions de travail des agents. Pour mieux observer l'état des personnels. On a des progrès à faire dans le service public. C'est important de savoir ce qui peut amener une cassure, une dépression chez un agent ou une cassure collective qui aboutit à une grève.
Un an après la refonte des services, il y a encore, c'est vrai quelques scories. »

La cité des services publics à l'étude boulevard Joffre

Publié le samedi 09 octobre 2010 à 11H00

« Nous étudions un nouveau scénario boulevard Joffre pour 600 salariés. »

« Nous étudions un nouveau scénario boulevard Joffre pour 600 salariés. »

 

« Il y a de l'argent pour Sciences Po mais pas pour les usagers et les personnels des collectivités », s'émeut Karim Lakjaâ du syndicat Sud. « La cité des services publics devient le miroir aux alouettes qui ne devrait être inauguré qu'après 2014. Il n'est même pas inscrit au plan pluriannuel d'investissement. C'est un investissement qui doit primer sur certains projets qui peuvent être qualifiés de danseuses et qui sont très mal ressentis aussi par l'Université. »
Sur ce sujet, Olivier Nys tient déjà à remettre les choses en place. « Le projet de Sciences Po, d'environ 75 M€, est cofinancé à parts égales entre la Ville, le Département et la Région. La facture est donc divisée par trois. Avec 25 M€, difficile de faire la cité des services publics. »

Deux projets

Il y a deux projets à l'étude pour la cité des services publics. Le cahier des charges est clair : elle devra rassembler tout le personnel ou une partie sur un lieu unique à proximité de l'hôtel de ville, près du tram et facilement accessible pour la population. Ce projet est destiné à améliorer le service pour les citoyens obligés actuellement d'aller aux quatre coins de la ville pour régler leurs problèmes dans différents secteurs (éducation, CCAS, état civil…) mais aussi à rendre plus agréable les conditions de travail des personnes qui travaillent de façon éclatée sur différents sites et qui ne sont pas toujours très bien là où elles sont.

« Si le projet Norev sur le terrain du Sernam, sur lequel nous envisagions d'installer 1 250 agents, a du mal à se monter, nous étudions un nouveau scénario boulevard Joffre pour 600 salariés, un projet lié aux capacités financières de la Ville. Sur un terrain qui n'appartient pas à la Ville et où il est prévu, entre le boulevard et la voie SNCF, une démolition-reconstruction d'immeubles et la construction de bureaux. Il s'agirait d'un projet privé réalisé par Reims Habitat (voir page suivante). »

Est-ce que cela permettra de faire des économies ? « Sur ce plan, répond Olivier Nys, il faut avancer avec modestie, le marché de l'immobilier étant ce qu'il est… »
A.M.

 

Mairie et à Reims Métropole Mi-figue mi-raisin pour la CGT et Sud
mercredi 16 juin 2010 à 11H00
Près de trois cents salariés ont suivi la réunion proposée

Près de trois cents salariés ont suivi la réunion proposée

 

Selon la CGT et Sud, la première réunion de dialogue social avec le directeur général des services de la Ville n'a pas été très positive. Extraits.

MICRO en main devant quelque trois cents salarié(e) s de la Ville et de Reims Métropole, le délégué CGT Jean-Claude Soyer, « sortant de 406 jours de placard » (sic) a fait, hier après-midi, un large compte rendu de la première réunion de dialogue social proposée par le nouveau directeur général des services de la Ville, Olivier Nys. « On a eu l'impression que l'administration a instruit les dossiers et qu'il n'était plus question de les discuter. Nous, on n'était pas là pour recevoir des leçons mais pour qu'on réponde à nos questions […] Le DGS (NDLR : qualifié aussi de beau parleur) a tenté de nous faire pleurer sur la situation financière de la Ville, que les revendications coûtaient cher… » Et de détailler le contenu des dossiers.
Nouvelle bonification indiciaire : « C'est un droit, ça ne se discute pas. On a l'impression qu'ils vont l'appliquer mais sans appliquer d'effet rétroactif au 1er mai pour 57 agents de la Ville et 37 agents de la Car et au 1er juillet pour les autres. J'invite les salariés pas d'accord à faire valoir leurs droits par un recours au contentieux. »
Indemnités départ volontaire : « Une délibération devrait fixer le montant de l'indemnité. Ils excluent toute notion de restructuration de service et de dégraissement et nous ne prenons acte. » Le délégué syndical s'est tout de même inquiété de la décision d'un bureau municipal qui aurait chiffré à 244 le nombre de suppressions d'emplois d'ici 2014, correspondant à autant de départs à la retraite.
Tarif restaurant municipal : « Cela devra passer par le CTP. On voudrait des tarifs plus bas pour les basses catégories et que les hors échelle soient plus taxés. »
Promotion interne : « Alors qu'avant, les dossiers étaient traités en juin, ils sont reportés à la fin de l'année. Une chose positive : on pourrait participer à la fixation des critères, que ça ne soit plus à la tête du client. Il faudrait que les critères soient validés par tous pour fin 2010. »
Avancement des grades : « C'est reporté à juillet pour la catégorie C, à septembre pour les autres. »
Externalisation : la CGT prend acte qu'aucune étude n'a été lancée pour externaliser le service du Syndicat intercommunal d'aménagement du bassin de la Vesle. Pour la régie des équipements sportifs municipaux, les termes de mutualisation et de synergie inquiètent quelque peu la CGT qui voudrait que le statut de personnels soit plus proche de ceux des municipaux et non un Epic. Pour l'Esad, la discussion semble remise mais le syndicat s'inquiète du manque de partenaire dans ce qui devrait devenir un établissement public de coopération culturelle. Enfin, pour le laboratoire municipal qui aurait perdu 2/3 de ses recettes, une étude a été lancée.
Sud insatisfait
Pour Karim Lakjaa, de Sud, ce fut « quatre heures éprouvantes, confuses et très tendues car on nous a demandé, sans recul, de prendre des décisions sur des projets présentés par Power point. » Pourtant, sur l'augmentation de la masse salariale, il note avec plaisir que le DGS a dit que la Ville allait atteindre une augmentation de 2 à 3 % de la masse salariale et qu'en juillet, le conseil municipal allait voter une enveloppe de 600 000 € pour abonder le budget personnel.
Si les salariés n'ont pas été nombreux à poser des questions, une jeune femme, des trémolos dans la voix, a demandé quel était le devenir des précaires à la mairie. « On ne croit plus aux titularisations. »
Alain MOYAT

En mairie, Sud redoute un tour de vis salarial
jeudi 10 juin 2010
 

 

 

A quelques jours d'un rendez-vous social avec le directeur général des services, le syndicat Sud des collectivités territoriales entend ne pas faire les frais des projets d'économie prévus par Adeline Hazan.

LE ton n'est pas trop agressif, mais la détermination est forte. À quelques jours d'un rendez-vous social prévu le 15 juin avec le directeur général des services, les salariés Sud des collectivités territoriales qui regroupent la mairie, Reims métropole, le Centre communal d'action sociale et la caisse des écoles (2.400 salariés (es)) l'affirment haut et fort : pas question pour eux de subir la politique de rigueur budgétaire que voudrait mettre en place Adeline Hazan, maire et présidente de Reims métropole.
Forts d'un slogan, « l'heure est grave : ceinture pour les agents », ils le disent clairement dans de nombreux courriers internes et autre tracts signés Saïd Biuyafran, Karim Lakjaa et Patrick Tayeb.

Le contexte


S'ils reconnaissaient que le pouvoir d'achat de la Ville et de la communauté d'agglomération est en baisse à cause de la crise financière, de la politique gouvernementale et du surendettement municipal initié sous le mandat de Jean-Louis Schneiter, ils redoutent beaucoup aujourd'hui le contenu des propositions que devrait leur faire Adeline Hazan dans le cadre d'une nouvelle stratégie financière.
Parmi les mesures drastiques que pourrait proposer la maire afin d'éviter de nouvelles dépenses, le syndicat s'inquiète en entendant parler d'« une politique d'achat comme dans le privé ou l'État », d'« une politique tarifaire différente consistant à limiter les charges de fonctionnement et les dépenses d'investissement » mais aussi à la compression du personnel et un recours à des externalisations (pour l'organisation d'événements, le Syndicat mixte intercommunal de la Vallée de la Vesle, etc.).

Quelle augmentation ?

Ils en entendent parler, mais ce ne serait pas à l'ordre du jour de la réunion.
D'après Sud, de 2011 à 2014 l'augmentation de la masse salariale ne devrait pas excéder 1 à 2 % au mieux.
« Ça ne suffit même pas à couvrir le financement du glissement vieillesse technicité nécessitant à lui tout seul 2 à 3 % de la masse salariale », dénonce le syndicat qui imagine bien quelles répercussions négatives cela pourra avoir sur les conditions de vie, l'évolution de carrières des salariées, etc.
Ajoutée à cela, une remise en cause de la nouvelle bonification indiciaire (notamment la NBI accueil), c'en est trop quand Sud croit savoir que pourraient aussi être proposées des indemnités de départ volontaire (équivalent à deux ans de salaires bruts) à des agents de la fonction publique qui le voudraient.
Tout cela s'ajoutant à des non-remplacements de départ à la retraite (estimés à 250 personnes), c'est, pour Sud, autant de mesures visant à détruire les emplois publics et qui auront forcément des conséquences sur la qualité des services offerts à la population.

« Des sous, il y en a »


Par ailleurs, stupéfait d'apprendre par le directeur général des services qu'il manquerait 1,2 M€ dans le budget Ville pour assurer les salaires 2010, et que la seule solution avancée est de faire des économies, Sud enrage.
« De sous il y en a », assure Karim Lakjaa. « Il y en a pour Sciences Po et ses bobos (16,3 M d'euros par an jusqu'en 2014). »
En pleine campagne électorale (pour le comité d'action sociale), Sud distribue des tracts et invite tous les salarié(e)s à une assemblée générale du personnel organisée le mardi 15 juin à 15 heures avec le syndicat CGT.

Alain MOYAT

Grève à la mairie : la CGT et Sud remettent le couvert

20 février 2009 à 01H00

Vincent Varlet, Eric Hivet, Yannick Toupenot et Patrick Payeb. Vincent Varlet, Eric Hivet, Yannick Toupenot et Patrick Payeb.

Vincent Varlet, Eric Hivet, Yannick Tupenot et Patrick Payeb.

 

ILS ont déjà fait quatre jours de grève en février pour exiger d'Adeline Hazan un plus gros effort pour leurs régimes indemnitaires. Après une suspension de leur mouvement, hier, à l'appel des syndicats CGT et Sud plusieurs centaines de salariés de la Ville, de Reims Métropole, de la Caisse des écoles et du CCAS ont, à la majorité, décidé du principe d'une nouvelle journée de grève. Un peu à la surprise des responsables syndicaux qui n'en espéraient d'ailleurs pas tant au départ. Cette journée aura-t-elle lieu le 13 mars, jour où le protocole d'accord déjà signé entre la maire et les syndicats CFDT et FO sera soumis à l'examen du comité technique paritaire ou le 19 mars, jour de la grève nationale à laquelle la maire « qui ne défend pas le pouvoir d'achat de ses personnels » n'est pas la bienvenue ? La décision n'est pas prise, mais hier, Vincent Varlet et Éric Habet pour la CGT, tout comme Yannick Toupenot et Patrick Payeb pour Sud, ont pu mesurer combien la colère des salariés était grande et qu'ils n'étaient pas encore prêts à capituler malgré le non-paiement des jours de grève. « Il ne faut pas croire qu'en suspendant la grève le jeudi 12 février, on a baissé notre froc. Si Mme Hazan pensait s'en tirer à si bon compte, elle se trompe. »
100 euros par salarié
Après avoir apporté leur soutien aux salariés des Antilles, accusé Sarkozy qui « préfère donner aux patrons qu'aux fonctionnaires », les élus CGT ont estimé qu'elle « ne manquait pas de culot ».
Après avoir rappelé les propositions de la maire jusqu'en 2013, ils maintiennent : « Le compte n'y est pas, il est largement insuffisant pour les échelles 3 qui ne toucheront que 12,48€ bruts en plus alors qu'ils ne gagnent que 1.000 à 1.100€. Il y a longtemps que Mme Hazan n'a pas acheté une baguette de pain. C'est moins que les mensualités qu'on demande aux locataires pour payer la taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères. Pourquoi l'échelle 6 est aussi haute (+ 60€). Il y a dans ce nouveau régime indemnitaire un pyramidage écœurant. Finalement tout le monde est tombé d'accord pour revendiquer 100€ de plus par agent municipal. »
Pétition et comité d'action
« Notre combat est légitime, on ne vole rien et notre demande n'est pas violente », a expliqué Zora. « La maire nous pompe plus que le gouvernement », a dit un autre. « Elle a un bureau qui coûte plus de 55.000€ et elle n'a pas voulu de robinets d'un montant de 1.500€ dans son cabinet de toilette, ils se sont augmentés de 36 %, et il y a eu d'importantes dépenses pour les frais de mission. »
Chacun s'étant un peu défoulé, Vincent Varlet a fait une proposition acceptée à l'unanimité : un comité d'action composé de syndiqués et de non syndiqués va mobiliser en mairie pour faire signer une pétition pour dénoncer le protocole d'accord proposé par la maire. « Il faudra qu'il recueille près de 1.200 signatures pour bien montrer qu'une majorité du personnel le refuse. Nous remettrons cette pétition à la maire le 30 mars lors du prochain conseil municipal avec une petite surprise. Il fera remonter l'info pour dire comment le personnel vit (mal) la réorganisation des services. Nous distribuerons aussi des tracts en ville, sur les marchés mais aussi dans le cortège du 19 mars pour expliquer aux Rémois comment la maire traite ses salariés. Nous écrirons à Martine Aubry, l'amie de la maire qui, elle, réclame 500€ par salarié. Ici on est loin du compte. Nous ne sommes pas les vilains petits canards qui vont faire augmenter les impôts. Bref, nous forcerons la maire à rouvrir les négociations car sinon jusqu'en 2013, on gagnera que dalle. Elle peut toujours faire voter ces augmentations lors du prochain budget supplémentaire. »
Une réserve de Sud
Il avait gardé le silence durant les deux heures de la réunion mais a jeté un petit froid au moment du départ des salariés. Patrick Payeb, de Sud, a dit que son syndicat participerait à la grève mais uniquement « si ce mouvement n'était pas trop politisé. » Invité à s'expliquer en public, le syndicaliste n'a rien dit. Off, il nous a précisé qu'il n'était pas question, comme on avait pu trop l'entendre lors des jours de grève, qu'il y ait des attaques personnelles contre les politiques. « Nous défendons avant tout des droits sociaux. »
Alain Moyat

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