Mouvement social de 2009: bilan du mouvement par SUD document interne

 

Mouvement social de février 2009

Des personnels de la Ville de Reims et de Reims Métropole

 

Bilan et perspectives

Document interne au Syndicat SUD Ville de Reims – Reims Métropole

 

Neufs faits pour résumer  les événements…

1.      L’employeur a été contraint de doubler l’enveloppe qu’il mettait initialement sur la table de négociations : Déboursant non plus 500 000 € mais 1 000 000 d’€ en 2009 ; selon une ventilation inégalitaire entre agents et qui ne nous convient pas.

2.      L’employeur a été contraint d’ouvrir divers processus avec les partenaires sociaux au sujet de la précarité, des carrières et des modalités de la réorganisation en cours.

3.      Ces deux éléments sont la conséquence principale d’un double réalité : l’existence d’une intersyndicale CGT – SUD, unique en son genre, ayant initié une mobilisation sans précédent des personnels allant de 350 (le 2 février) à 800 (le 10 février, source AFP) sur une période de quinze jours.

4.      Après avoir acquis une représentativité électorale en novembre 2008, SUD possède avec ce mouvement une représentativité sociale, prouvant qu’il est un syndicat de lutte.

5.      SUD, dès janvier 2009 a évoqué la nécessité d’une intersyndicale avec la CGT. Cette unité d’action CGT-SUD, après avoir été déséquilibrée, a trouvé peu à peu une répartition plus correcte, l’un animant le mouvement, l’autre alimentant le mouvement de revendications égalitaires formalisées dans un projet de protocole employeur – syndicat et affirmant un souci démocratique permanent…

6.      SUD a opéré un apprentissage important lors de ce mouvement d’ampleur inégalée. Sur la durée du mouvement, une équipe aussi importante numériquement que celle de la CGT a participé aux négociations, à l’animation des AG et à l’intersyndicale : Ali, Brice, Emmanuelle, Hicham, Laurence, Karim, Nicolas, Mohamed, Patrick, Saïd, Valérie, Yannick. D’autres membres ont été aussi présents à divers moments, comme les AG: Collette, Jean-Marie, Martine, Michaël, Michèle,  Thierry, etc…

7.      Le renforcement de SUD est également passé par de nouvelles adhésions et un développement de la trésorerie qui atteint plus de 750 € à ce jour (contre 20 € de fonds de caisse en moyenne depuis notre création ! )

8.      SUD a su démontré son indépendance syndicale a l’égard de tout parti politique, de tout intérêt personnel et de l’employeur. De toutes les forces syndicales (CGT comprise), seul SUD a fait cette démonstration malgré tout ce qui a été dit sur l’octroi d’un local et la nomination de l’un des siens comme Préfigurateur…

9.      La démocratie sociale a été bafouée : Par FO et la CFDT, qui ont été plus que des courroies de transmission de l’employeur. FO n’a pas hésité a demandé à l’employeur de réduire l’une de ses propositions d’augmentation du régime indemnitaire. L’autorité territoriale a appelé les forces de l’ordre contre le mouvement social (une 1ère à la ville de Reims) et a utilisé des méthodes douteuses envers certains syndicalistes. Le chef de cabinet et le Maire adjoint au personnel ont démultiplié les provocations.

 

 

 

I/ Eléments pour un bilan

 

1.      La mobilisation des personnels

 

Lorsque SUD et la CGT se sont réunis pour mettre en place une intersyndicale portant sur les salaires, les précaires, les carrières et le climat social, nous n’imaginions pas un seul instant qu’au plus fort de la lutte 800 agents ( source AFP) seraient présents à un rassemblement au sein de l’hôtel de ville et que de nombreux services fermeraient amenant plus d’un millier de collègues à arrêter le travail. Il est important pour SUD d’avoir une réflexion sur ce phénomène.

 

§       Une mobilisation sans précédent en terme d’importance numérique

La mobilisation de ces derniers jours n’a aucun précédent sur les 20 dernières années. Pour mémoire SUD avait appelé en parallèle à la CGT mais sans intersyndicale, à un rassemblement le 10 février 2006. 200 personnes y avaient participé puis avaient envahi le CTP lorsque Yannick avait ouvert la porte de la salle 103. LE DG, le Maire adjoint au personnel, la DRH Ville de l’époque, avaient alors été retenus et SUD les avait obligés à répondre directement aux questions des agents.

L’action de 10 février 2006 n’est pas sans rappeler certains événements des derniers jours (blocage de la Maire au cabinet, invasion de la salle de négociation, le 2 février à l’initiative de SUD).

Toutefois les effectifs ne sont pas les mêmes qu’en 2006. Ils vont de 350 à 600 et même 800 au plus fort de la mobilisation. Ces nombres correspondent aux agents présents. Dans les faits, le nombre d’agents ayant cessé le travail est bien supérieur. A certains moments, il dépasse le millier. En effet, plusieurs services ont été fermés (certains à plusieurs reprises avec un taux de grévistes de 100%)  : Direction de l’Economie, Médiathèques, garages, courriers, etc…

Mais, pourquoi et comment en sommes nous arrivés là ?

 

§       Qui a manifesté et pourquoi ?

o      En grève pour la 1ère fois de leur vie

Il apparaît que certains agents, peut-être pas majoritairement mais en grand nombre, ont manifesté ou fait grève pour la 1ère fois de leur vie. C’est donc une génération « février 2009 » qui semble émerger au sein du personnel. C’est certainement un vivier de futurs adhérents qui chercheront des réponses et des lieux d’engagement après ce qu’ils viennent de vivre et qui les laissent sur leur faim…

o      Des A, des B et des C

Au début du mouvement, toutes les catégories étaient représentées. On peut se demander légitimement (voire affirmer tout simplement) si à ce moment précis, les A présents (y compris l’UFICT) n’ont pas tenté d’instrumentaliser les C pour régler leur compte avec la municipalité dans le cadre de la réorganisation. Les rares interventions de A (voir celles d’une A de l’Urba qui déclarera ne rien avoir à foutre de syndicats et vouloir pourrir le mouvement pour les salaires, tout en étant très peu concernée par la réorganisation ; voir aussi celle du Directeur de la Caisse des écoles) dans les AG ou les rencontres avec la Maire accréditent cette idée d’instrumentalisation. Il ne nous a pas échappé qu’un nombre important de Directeurs – Préfigurateurs, a procédé à une rétention d’information et une diffusion d’une forme de peur sociale afin de mobiliser les C contre la réorganisation.

De plus, la présence de certains cadres ayant tenté d’assassiner SUD par le passé et ayant quotidiennement un comportement basé sur le mépris et l’humiliation des C n’a pas été sans susciter un malaise chez certains sudistes.

Quoi qu’il en soit toutes les catégories sont présentes à ce moment aux cotés des B. La délégation auprès de la Maire, le 2 février en l’expression la plus concrètes : 11 C, 4 B, 3 A (dont un préfigurateur et un directeur). Mais, il n’en sera pas toujours de même.

o      Une évolution de la composition des manifestants au cours du mouvement

Au cours du mouvement, le nombre de A a tendu à se réduire. La composition par filière a également évolué. Il semble qu’il existe une corrélation entre la mobilisation et l’accès ou non à la messagerie électronique. Ont d’abord été mobilisés les agents détenteurs d’un accès à la messagerie d’où une forte présence féminine et administrative. Au fur et à mesure des distributions de tracts dans les services et la publication d’article de presse, les « techniques » ont été de plus en plus présents renforçant le nombre de manifestants.

o      Peu de prises de paroles des non – syndiqués, mais une désinhibition grandissante dans les slogans

Notre administration se caractérise par un principe de soumission très affirmé et un refoulement de la parole. L’exemple le plus signifiant est celui d’une Agent du Stationnement Payant qui lors de l’occupation de l’hôtel de Ville, le 10 février, s’est accroupie pour parler et exprimer une revendication.

Il y a donc un déficit de culture démocratique sur lequel tant l’employeur, que FO et même la CGT ont joué. A nous de continuer à appuyer sur cet aspect essentiel du mouvement social : « C’est aux salariés de décider, pas aux syndicats de le faire à leur place ».

Enfin, avec la prolongation du conflit, certaines barrières psychologiques sont tombées. Tout ce qui été inhibé, voire autocensuré depuis de nombreuses années, parfois une carrière entière de 30 ans, est devenu possible ; avec certaines dérives dans les slogans ou les attitudes. Si le conflit avait perduré des dérapages étaient probables. Le slogan « Jean-Louis revient », lancé par un camarade de la CGT en est un exemple et la prémisse…

o      Une absence d’expression de revendications claires par les agents

Ce qui caractérise le mouvement, c’est également une forme de confusion dans les revendications. La terminologie « dégradation du climat social » a été employée pour regrouper des choses bien différentes : réorganisation, management autoritaire, mépris des élus, rôle du cabinet, etc…

La mobilisation aurait-elle été à un niveau équivalent si la question salariale avait été la seule en cause ? Il semble qu’il existe un malaise profond au sein de notre administration ; qu’il préexistait à l’arrivée de la nouvelle municipalité ; que les pratiques de celle-ci l’ont renforcé ; que divers « opportunistes » (cadres, syndicalistes) ont su l’exploité ; et qu’in fine, les causes de ce trouble n’ont pas été appréhendés et encore moins réglés…

 

§       La réponse de l’employeur à cette mobilisation

L’employeur ne s’attendait pas plus que les syndicats à une telle mobilisation et avait organisé en conséquence un faux semblant de négociations dont le contenu avait déjà été arrêté avec FO, à 450 000 €.

De plus à aucun moment, la Maire n’a pris la peine de s’adresser directement avec les grévistes. L’attitude du chef de cabinet comme celle du Maire adjoint au personnel ont été provocantes, véritablement à la limite de conduire à des dérapages. Etait-ce volontaire ou simplement du à une inexpérience, une maladresse, un complexe de légitimité, une forme de mépris ? Seuls le président du groupe des élus socialistes (au-delà de son discours en opposition avec les manifestants) et le directeur de cabinet ont fait preuve d’un courage politique réel en s’adressant aux collègues directement. La Vice-présidente de Reims Métropole, invisible après le 2 février, a elle aussi été courageuse.

L’employeur s’est de plus appuyé sur FO et dans une moindre mesure la CFDT, comme toujours inexistante. Des tractations secrètes ont été organisées avec FO et la CFDT.

Certaines ont été tentées avec la CGT et SUD. Nous pouvons même employer le terme de pressions ou guet-apens. La municipalité a décidé de sauver FO du désastre dont le comportement de syndicat jaune (traite) a entamé sérieusement la crédibilité sociale. Pourquoi défendre à tout prix FO, y compris au prix d’une rupture sociale qui perdura tout au long du mandat ? Par peur de se retrouver dans un paysage syndical où seul subsisteraient la CGT et SUD ? Cette analyse est trop courte. D’autres motivations existent, mais en l’absence de preuve le silence est préférable. Toutefois, il est clair que le Secrétaire général de FO, présent dans le cabinet de madame la Maire donnait quasiment des ordres à ceux qui l’entouraient et exprimait un sentiment de supériorité et de toute puissance !

Ce qui a été obtenu de l’employeur est à l’image de son attitude. Une augmentation de l’enveloppe dont nous pouvons nous satisfaire, mais une répartition (pyramidale et exclusive de certaines filières) dont nous ne pouvons pas nous satisfaire car elle ne répond pas au besoin d’un coup de pouce d’urgence pour l’ensemble des agents de catégorie C !

 

2.      L’intersyndicale CGT - SUD, du déséquilibre à l’égalité

 

Une intersyndicale n’est jamais un long fleuve tranquille, surtout lorsqu’elle réunit SUD et la CGT. Dans le même temps, l’unité d’action CGT – SUD a étonné positivement de nombreux collègues.

 

§       SUD à l’initiative de l’intersyndicale

Dès le 7 janvier 2009, nous avions évoqué la nécessité d’une intersyndicale sur les salaires, les carrières, les précaires et le management autoritaire. Notre vision était plus large qu’une intersyndicale avec la CGT. Lors d’un contact avec la CFDT celle-ci a conclu qu’elle ne bougerait pas ; nous invitant même à nous contenter de l’enveloppe proposée par l’employeur. Quant à FO, cette organisation n’a même pas daigné répondre… Restait donc la CGT.

 

§       Le déséquilibre des 1ers temps

Les premiers jours de l’intersyndicale ont été caractérisées par diverses tentatives hégémoniques et antidémocratiques de la CGT : notamment dans la rédaction des communiqués, des tracts, des préavis de grève. La CGT avait tendance à considérer SUD, comme quantité négligeable, c’est-à-dire comme une simple force supplétive.

Dans le même sens, nos propositions d’actions (d’abord une ag puis seulement la grève – respect de l’avis des non - syndiqués) et de mots d’ordre (le million d’€, 100 € d’augmentation par agent, etc.) n’étaient jamais entendues…

 

§       Le rééquilibrage et la division du travail

o      Le fonctionnement de SUD

Contrairement à la CGT, à SUD ce n’est pas une personne qui décide mais un collectif. A plusieurs reprises nous avons donc demandé à la CGT, le temps nécessaire à la formalisation démocratique d’un avis avant de lui répondre. Cela a ralenti la machine cégétiste qui ne connaît pas forcément ce type de temps démocratique.

Le nombre important de nos membres lors des délégations, des négociations et des intersyndicales a contribué à modifier également la donne ; prouvant que c’était bien une équipe qui décidait et que chaque avis comptait.

o      Les revendications

Nos revendications n’ont pas bougé entre l’initiation du mouvement, son commencement et sa fin : Les salaires, les précaires, les carrières et le management autoritaire.

Notre principale revendication était 100 € net d’augmentation immédiatement pour la catégorie C. Refusée d’emblée par la CGT, celle-ci se l’ait approprié alors que l’intersyndicale s’équilibrait. Preuve s’il en est besoin du changement de rapport de force CGT SUD.

On peut même dire qu’une division du travail s’est faîte d’elle-même à la fin du mouvement : à la CGT l’animation verbale, à SUD l’animation musicale (sifflet et crécelle) et la production de revendications et de documents (communiqués et protocole).

 

o      La démocratie au sein du mouvement

Dans le cadre de l’intersyndicale SUD et la CGT n’ont pas eu la même conception du mouvement social ; ce n’est d’ailleurs pas illogique. La CGT a décidé à plusieurs reprises de la forme du mouvement social sans nous et sans les collègues. Nous avons au contraire clamé à de nombreuses reprises « c’est aux salariés de décider ». La CGT s’est peu à peu aligner sur cette position pour deux raison : Premièrement, elle était comme nous dépassée par l’ampleur des rassemblement. Deuxièmement, en son sein ceux sont exprimés des voix discordantes sur cette question. Nous avons ainsi assistés lors d’une intersyndicale à des propos antidémocratiques sur le rôle des non syndiqués.

o      Du machisme, du sexisme, de l’homophobie latente, et des attaques ad hominen

Des propos à caractères machistes, sexistes (vis à vis de la Maire ou de camarades femmes de la CGT), voire homophobes (vis à vis du cabinet ou plus génériques) ont été proférés lors des réunions intersyndicales, par des camarades de la CGT. Nous nous sommes exprimés pour dire que ces propos ne relevaient pas du syndicalisme et qu’ils ne correspondaient à notre mode de communication et nos valeurs.

Parallèlement, nous avons souligné la nécessité de dépersonnaliser le conflit, en employant la terminologie : employeur, autorité territoriale, la Maire – Présidente. Enfin, nous n’avons pas participé aux attaques de type « Polpot démission » ; « secouez le popotier » visant le DGS et les avons réprouvées. Les attaques « ad hominem » ou personnelles sont contreproductives.

 

§       L’apprentissage syndical au contact de la CGT

Globalement, ce mouvement a été un moment majeur d’apprentissage syndical et social pour l’ensemble des membres de SUD : participation aux négociations, à l’intersyndicale, prise de parole, production de bruits (sifflets), etc.. Nous avons, de plus, eu l’occasion de nous faire connaître largement par les camarades de la CGT modifiant notre relation au quotidien avec eux, sans oublier celle avec les collègues qui ont repéré les sudistes par le biais des autocollants de la Fédération dont nous n’avons plus un exemplaire…

 

§       Considérations extérieures à l’action syndicale dans le comportement de la CGT

Il est apparu clairement que l’action de la CGT était également guidée par des considérations extérieures liées à un mouvement politique et à des questions personnelles / professionnelles. SUD ne s’est pas impliqué à ce niveau a-syndical et est resté sur ses propres valeurs. Nous n’avons pas suivi la CGT lorsqu’elle voulait envahir le siège rémois du PS ou lors des interventions en AG nous expliquant que la Maire est socialiste (comme si nous ne le savions pas). De même, nous sommes intervenus pour que la CAP du 10 février puisse avoir lieu et que les agents concernés ne soient pas pénalisés par son report.

 

3.      SUD dans le mouvement de février 2009

 

SUD a été l’un des acteurs majeurs du mouvement de février 2009, pour diverses raisons :

 

§       L’expression de revendications claires et d’une méthode

Comme nous l’avons dit plus haut, nos revendications ont été les mêmes du début jusqu’à la fin, même si une confusion sur la réorganisation a été perceptible.

Concernant la clarté de nos revendications, elle a eu pour conséquence leur reprise par l’intersyndicale, le personnel et en partie par l’employeur…

Concernant la réorganisation, SUD l’a réclamé. Rappelons nous nos propos : « nous souhaitons un grand coup de balai dans l’encadrement ». Sur cette question, nous nous sommes fait, un temps balader par la CGT puis avons rétabli une position juste : « nous ne contestons pas la réorganisation. Celle-ci est bloquée car une partie de l’encadrement fait peur à la catégorie C pour la pousser à se rebeller. Cependant, la réorganisation induit bien des problèmes sérieux à des niveaux individuels notamment dans le cadre de redéploiement et des relocalisations. Là aussi, certains cadres ne jouent pas leur rôle de manager et bloquent volontairement le processus. Enfin sur les locaux : le processus de relocalisation est complexe et anxiogène ;  l’immeuble dit de la PUM contient de l’amiante ; des agents qui ne payaient pas de stationnement vont en payer… ». Ces nuances ont-elles été perçues par les personnels ? Cela est loin d’être certain.

 

§       L’animation du mouvement par une équipe syndicale

Au cours du mouvement, l’équipe SUD présente sur le terrain a été nombreuse: Ali, Brice, Emmanuelle, Hicham, Laurence, Karim, Nicolas, Mohamed, Patrick, Saïd, Valérie, Yannick. Nous ne pouvons que nous en satisfaire. Plusieurs d’entre nous ont pris la parole et ont défendus les positions de SUD. Un système permettant de faire tourner les clés du local a été mis en place. Nous avons même offert le café à des camarades de la CGT ou de la CFDT.

 

§       La démocratie syndicale

Cela a été pour SUD un souci permanent.

o        Le respect des opinions de chaque membre

Chaque membre a pu s’exprimer et défendre ses opinions. La CGT nous l’a même reproché. Nous lui avons alors rappelé lors d’une intersyndicale que nous laissions à chaque membre sa liberté d’expression. Le chef de cabinet nous a également sermonné à ce sujet. Nul autre groupe (ou personne) que les adhérents ne dictera à SUD sont comportement.

o        L’indépendance syndicale

Nous avons fait preuve de notre indépendance syndicale lors de ce conflit.

Beaucoup pensaient que ce ne serait pas le cas pour diverses raisons : liberté pour SUD de se présenter aux élections ; octroi d’un local à SUD Ville de Reims ; octroi d’un local à Solidaires Marne, appartenance de certains de nos membre à des formations politiques constitutives de l’actuelle municipalité ; nomination de Karim comme Préfigurateur – Directeur adjoint. Tous ceux qui le croyaient ont été déçus…

Nos membres (principalement ceux cadres A) qui ont subi diverses pressions amicales ou moins amicales ont résisté à celles-ci quitte à ne pas participer physiquement à la fin du conflit, sans conséquence majeure pour SUD.

Nous n’avons pas non plus cédé aux sirènes de l’UMP qui nous a convié à une rencontre.

 

§       La communication autonome de SUD

SUD a développé sa propre communication par diverses voies : communiqué de SUD par email, journal local L’union, la Gazette des Communes, France 3, les Radios locales et Daily Motion. Il est à souligné que les drapeaux SUD, les autocollants et les sifflets nous ont donné une grande visibilité.

 

II/ Eléments de perspectives

 

§       Poursuivre l’action syndicale sous d’autres formes, voire sous la forme d’une nouvelle grève d’ici quelques mois (mai ?)

Sur les salaires, les carrières, les précaires, le management autoritaire…

§       Poursuivre l’action intersyndicale

§       Renforcer SUD

Par de nouveaux Adhérents, par un fonctionnement amélioré, par des formations syndicales (les base de SUD, prise de parole, rédaction de tract), par le respect de nos valeurs Solidaires – Unitaires et Démocratiques…

 

Il faudrait également acheter quelques drapeaux…

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